Les Réflexes Primitifs

De quoi s'agit-il ?

Main d'enfant pour représenter les réflexes primitifsLorsque les difficultés d’un enfant persistent malgré les aides éducatives, scolaires ou psychologiques qui lui sont proposées, il est tout à fait probable qu’il souffre d’une persistance de certains de ses réflexes primitifs de bébé qui l’empêche d’être en phase avec son potentiel.

 Les réflexes primitifs sont les mouvements instinctifs du nouveau-né. Parmi ces réflexes, un des plus connus est par exemple le réflexe d’agrippement des doigts du nouveau-né. Lorsque l’on touche la paume d’un nouveau-né, ses doigts se referment instinctivement en réponse à cette stimulation.

Enfant qui écrit sur une tables

Agripement d'un stylo par un enfantCe réflexe doit, comme tous les autres réflexes primitifs, disparaitre progressivement pendant la première année de vie de l’enfant. Sa disparation permettra au petit enfant de serrer et déserrer ses doigts à volonté.

Chez certains enfants les réflexes primitifs ne disparaissent pas complètement. Ils restent plus ou moins actifs dans le corps de l’enfant, ce qui constitue pour lui une gêne considérable dans ses apprentissages fondamentaux.

Main d'un enfant qui écritPour reprendre l’exemple précédent, si le réflexe d’agrippement des doigts persiste même partiellement, l’enfant peut éprouver des difficultés de motricité fine : il lui sera difficile de tenir correctement ses couverts pour manger, ou son crayon pour écrire, parce qu’il les agrippera plus qu’il ne les tiendra.

 

Exemples de réflexes primitifs

Enfant avec difficultés à l'école qui écritLa persistance de tel réflexe primitif* va avoir pour effet de raidir le bras de l’enfant quand il écrit. En conséquence, Aurélien aura du mal à former ses lettres et à écrire droit sur la ligne de son cahier.

Tel autre réflexe* va empêcher l’enfant d’acquérir la coordination entre les mouvements de ses yeux et son équilibre postural, si bien que ses yeux lui "joueront des tours". L’enfant pourra avoir l’impression que les lettres bougent sur la page. D’un jour à l’autre, celles-ci pourront lui apparaître à l’envers ou dans un ordre différent. Guillaume a du mal à apprendre à lire aisément ou à écrire sans fautes d’orthographe.

La persistance d’un réflexe primitif* est encore à la source de l’hypersensibilité sensorielle. Cette hypersensibilité rend l’équilibre émotionnel de l’enfant fragile.
De plus, lorsqu’il est en classe, il est réactif à tous les stimuli visuels et auditifs. et cela rend sa concentration très difficile.


Enfant qui écrit sur une table
"Quand mes voisins parlent à l’école, j’arrive plus à travailler" dit Julie.

Le rejet de l’école, une fatigue anormale, une lenteur ou une agitation excessives, de fréquentes colères, peuvent aussi être les symptômes d’une persistance de réflexes primitifs*. Toutes ces manifestations viennent en grande partie du fait que l’enfant se sent impuissant et limité dans ses capacités.

C’est comme si son intelligence et ses moyens pour l’exprimer étaient enfermés dans une petite boîte dont il n’a pas la clef.

* : Ces réflexes sont nommés et décrits dans le livre : Maman, Papa j’y arrive pas ( éditions Quintessence )